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Témoignage

8 Mars 2019

Par LESLIE BEDOS Journaliste


« J’ai adoré, c’est drôle et finalement pas si surréaliste. Les objets inventés sont tellement géniaux,
que je suis presque triste qu’ils n’existent pas dans la vraie vie »

Page – La revue des libraires

26 Novembre 2018

Par AURÉLIE JANSSENS, Librairie Page et Plume, Limoges


Prendre une expression au pied de la lettre, c’est le projet amusant de cet ouvrage. Les auteurs et illustrateurs ont conçu un catalogue déjanté d’articles de vente par correspondance dont chacun répond à une expression. Deux volumes recouvrent plusieurs thèmes comme l’amour, la culture, l’argent ou encore le travail. Du côté de l’amour, par exemple, si le vôtre vous a quitté, vous pourrez commander une « colle à cœur brisé ». Et si votre problème est plutôt votre cœur d’artichaut, ils ont imaginé une vinaigrette « qui endurcit les cœurs hypersensibles ». Pour l’argent, si vous avez tendance à le jeter par les fenêtres, peut-être qu’un filet à ramasser l’argent jeté vous serait utile ? Vous l’aurez compris, si ces inventions sont purement imaginaires, elles n’en restent pas moins très poétiques et c’est l’occasion de revoir les expressions imagées qui font la richesse de notre langue.

https://www.pagedeslibraires.fr/dossier-1201/catalogue-dejante-des-expressions-de-la-langue-francaise.html

Le Figaro. Langue Française. l’Actu des mots. Les ouvrages qui font aimer le français.

29 Novembre 2018


Et si la langue française donnait corps à ses images. Verrions-nous courir des lapins à chaque fois que l’on en pose? des politiciens avec des «langues de bois»? des chaussettes dans des assiettes quand on «met les pieds dans le plat»? C’est en tout cas ce qu’a imaginé le Collectif des crayons dans son nouveau Catalogue. Dadaïste, absurde, loufoque… L’album a des allures d’inventaire à la Prévert auquel on aurait saupoudré quelques idées oulipiennes. On y retrouve des mottes de beurre accompagnées d’argent, des additions salées, des gouttes qui débordent de vases. Chaque expression découvre un monde ubuesque. Alors Boris Vian et son pianocktail n’ont qu’à bien se tenir! La relève surréaliste est assurée. Et le moins que l’on puisse dur, c’est qu’elle est renversante…

Par Pluris – Pascal de Rauglaudre

https://www.pluris.fr/com/?p=2&conid=2896

Connaissez-vous la colle à réparer les cœurs brisés ? Le séchoir à poules mouillées ? Ou encore l’urinoir à pisser de rire ? Non ?

Ces objets figurent dans un tout nouveau catalogue, Objet Linguistique Non Identifié : le Catalogue déjanté des expressions de la langue française, qui en contient une cinquantaine d’autres, répartis en cinq grandes rubriques : Amour, Beauté, Bien-Être, Culture et Loisirs.

Pour pousser le réalisme jusqu’au bout, chaque objet est accompagné de sa fiche technique au ton décalé, et d’une illustration inédite du Collectif des Crayons, une équipe de jeunes illustrateurs de talent.

Ces objets sont le fruit de l’imagination de Jacques Seidmann, créateur de marque, qui s’est amusé à détourner des expressions de la langue française. « Quand on fait de la création de marque, on est obligé de triturer la langue, de trouver des formulations inédites, confie-t-il. En jouant avec les mots, on acquiert de l’agilité et de la liberté. C’est un rapport au langage qui n’est pas très fréquent. »

Improbables objets

Il y a trois ans, en entendant l’expression « langue de bois », il s’était demandé de quel bois elle était faite. Puis il l’a immédiatement associée à un « vernis à faire briller les discours ». De fil en aiguille, il n’a cessé d’inventer des objets improbables en prenant des expressions dans leur sens littéral.

Cette collection d’objets oniriques est une fenêtre vers un monde fantasmagorique. Elle crée une autre relation avec les expressions françaises, d’habitude prises au sens figuré. « Une question qui tue » ne fait pas agoniser, pas plus qu’« un rouleau de scotch ne peut réparer quelqu’un qui serait déchiré ».

En feuilletant le catalogue, on s’attend à trouver un ratatine-ordure, une tourniquette à faire la vinaigrette ou un pistolet à gaufre. Et ce n’est pas étonnant, tant l’esprit de La Complainte du progrès, de Boris Vian, imprègne l’ouvrage.

On pense aussi au groupe Feu Chatterton, qui s’interroge dans une chanson : « Il pleut des cordes, faut-il y grimper ou bien s’y pendre ? »

Le déjanté, fils de l’introuvable

Autre « grand ancêtre » de ce catalogue : le Catalogue des objets introuvables, de Jacques Carelman (1969, réédité en 2010, Calmann-Levy). Il dessinait des objets, un fusil à tirer dans les coins, des chaussures avec des parapluies au bout… Mais ces objets-là ne détournent pas la langue, à l’inverse des objets déjantés.

Après les avoir dessiné, pourquoi ne pas fabriquer ces objets ? « C’est une question qu’on me pose souvent, admet Jacques. Les gens imaginent que si on dessine des objets, il faut qu’ils existent. Mais pourquoi les fabriquer s’ils sont inutiles ? Ça doit rester un jeu intellectuel. »
Catalogue déjanté des expressions de la langue française, de Jacques Seidmann et le Collectif des Crayons, Paris, 2018, 130 p.
Il sera disponible à la librairie 108, 108 avenue de Flandre, Paris 19e, à partir du 3 mai 2018.

Aux amoureux de la langue française et amateurs d’humour absurde

Participez à l’édition du Catalogue déjanté !
« Je me suis lancé dans cette aventure le nez au vent. Au bout de trois années de recherche, mes travaux ont abouti à un livre prêt à être édité. Mais aucun éditeur n’est prêt à parier un centime sur un livre original comme celui-ci. Je le mets donc en prévente sur un site de financement participatif. »
La collecte servira à l’impression du livre aux Éditions d’Enfer, et à lancer une campagne de communication digitale pour le faire connaître.
Si les objectifs de financement sont dépassés, le surplus sera utilisé pour l’impression du tome 2. Il contiendra une foultitude d’objets incongrus, tels que « l’éponge à essuyer les dettes », « les chaussettes à mettre les pieds dans le plat », « la mousse à raser les murs », répartis en quatre rubriques : Argent, Société, Survie et Travail.

Vous ne verrez plus jamais les expressions françaises de la même façon !

YOZONE Le Cyberspace de l’imaginaire. Décembre 2018.

Chacun connaît le célébrissime catalogue d’objets introuvables de Carelman, constamment réédité depuis des décennies. Depuis longtemps, amateurs et admirateurs s’amusent à en trouver des variantes, sans toutefois se hisser au niveau de ce grand défricheur de l’absurde que fut Carelman. Avec ce « Catalogue déjanté des expressions de la langue française », Jacques Seidmann et le Collectif des Crayons proposent une approche indirecte à travers un autre type d’absurde, à savoir les expressions françaises prises au sens littéral. Après un premier volume consacré aux thèmes de l’amour, de la beauté, du bien-être, de la culture et des loisirs, ce sont l’argent, la société, la survie et le travail qui sont abordés dans ce second tome

Un chef d’orchestre, Jacques Seidmann, qui écrit les textes, à savoir les descriptifs évocateurs des argumentaires de Carelman, eux-mêmes basés sur le textes promotionnels du très défunt « Catalogue de la manufacture française d’armes et cycles de Saint-Etienne  », un Collectif des Crayons composés de Ciruela Barreto, Emilie Bertolin, Caroline Bittner, Noélie Meckenstock et Noël Rasendrason, et au bout du compte cent-vingt-trois pages (y compris un bon de commande au « Magasin aux objets déjantés », à l’aide duquel il serait possible d’obtenir, à l’adresse de l’éditeur, les stupéfiants objets décrits) de fournitures à tel point indispensables qu’on se demande bien, en feuilletant, ce volume, comment on a bien pu, jusqu’à présent, parvenir à s’en passer – comme on se demandait déjà, en lisant le tome 1, comment l’on avait pu vivre sans ces indispensables baskets à sauter du coq à l’âne. Quoi de mieux pour entrer dans le vif du sujet que ces « chaussettes à mettre le pied dans le plat » ? Aucune hésitation à avoir, d’autant plus qu’il est possible d’enfiler dans le même temps une « chaussure à se tirer une balle dans le pied », de se munir d’un « kit à clouer le bec », et qu’il n’y a pas grand risque lorsque l’on dispose d’une « machine à laver son linge sale en famille. »Et même si tout devait tourner mal, parce qu’au prétexte que l’on aurait abusivement utilisé la « baignoire catapulte pour jeter le bébé avec l’eau du bain », on se retrouverait coiffé d’un « bonnet à tête de Turc », il serait encore possible de s’en sortir en utilisant une « cisaille à couper les ponts » et d’en finir grâce au « cercueil à mourir de rire ».Pour ceux qui préfèrent rester chez eux, la vie domestique ne demande qu’à être simplifiée grâce au « fouet à dresser la table » et au « viseur à cracher dans la soupe », avant d’utiliser son « projecteur à se faire un film » en se buvant, pour se réchauffer jusqu’à l’extrême, un petit « verre à cocktail Molotov », et, si l’on est suicidaire, d’expérimenter le « tabac à casser sa pipe. »

Bref, on ne s’ennuiera pas en lisant ce petit livre, de préférence dans un « lit à café allongé ».
Et le lecteur, pour finir, ne manquera pas de rêver de richesses en convoitant l’artifice permettant d’avoir le beurre et l’argent du beurre, la poulie à lever des fonds, ou, plus modestement, s’il tire le diable par la queue, de se procurer le « billet à joindre les deux bouts ». De quoi s’acheter au moins quelques cadeaux de noël, à commencer par ce petit volume qui devrait égayer ces fêtes de famille où il arrive encore trop souvent que l’on s’ennuie.http://www.yozone.fr/spip.php?rubrique142

Émile Cougut

Voilà un charmant petit livre qu’il est à peu prêt impossible à chroniquer : une expression bien française mise en valeur par un dessin, dessin commis par cinq dessinateurs de talent (souvent inconnus mais peu importe, le talent est là) réunis dans le collectif des Crayons. Comment décrire des dessins avec des mots, surtout que chacun a son style et je me vois mal essayer de « critiquer » le coup de crayon de chacun, d’autant que ce serait très subjectif et surtout trahirait l’idée même de ce catalogue qui est d’être un tout, un monde, un univers, si on est pédant on dirait : un egregor. Et ce n’est pas si facile que cela en a l’air de montrer au lecteur une unité quand il y a plusieurs contributeurs. Et, il faut bien l’avouer, le « chef d’orchestre » Jacques Seidmann a parfaitement réussi sa mission : le lecteur a sous ses yeux un vrai catalogue d’objets qui, au niveau de leur présentation stylistique se ressemblent tout en étant différents. Je sais que je suis loin d’être clair, mais je persiste : ce n’est pas facile à exprimer. On perçoit les différents styles de chaque dessinateur, mais ils se fondent dans un « tout », dans une présentation qui « uniformise » chaque objet, qui permet d’avoir un vrai « fil conducteur », ce qui aboutit à un vrai catalogue.Prenez un catalogue, par exemple celui de la manufacture de Saint Étienne du début du XX siècle : il n’y a pas de photographies mais chaque objet est dessiné et il y a une vraie unité dans cette présentation. Prenez par exemple le catalogue des objets introuvables de Jacques Calerman (un parmi tant d’autres), il y a une unité due, en outre, au fait qu’il n’y a qu’un dessinateur. Là, il y a 5 dessinateurs et on dirait, presque, qu’il n’y en a qu’un. Belle réussite.
Bon, le Catalogue déjanté des expressions de la langue française, est la synthèse d’un dictionnaire des expressions et d’un catalogue d’objets. D’ailleurs, il s’achève par des bons de commande ! Chaque expression est est mise en relief sous la forme d’ un dessin qui l’illustre en la prenant dans son sens premier, littéral et non par ce qu’elle exprime. Ainsi, « jeter le bébé et l’eau du bain » est illustré par une « baignoire catapulte ». Ainsi vous pourrez acheter des « chaussettes à mettre le pied dans le plat » (aux motifs variés : « légumes de saison » ou encore « Entrecôte saignante pour les dîners chez vos amis végans ») ; « un masque à gaz pour les soirée où on se la pète » ou encore une «  mousse à raser les murs » : «  mousse à haute densité qui vous dissimule au regard d’autrui. Existe en version translucide pour les « stars » de la télé-réalité qui souhaitent « passer aperçus » ».Voilà 50 objets totalement improbables et inutiles répartis en 4 catégories : « argent, société, survie, travail ».C’est drôle, jouissif, agréable, et totalement inutile, donc un excellent cadeau de Noël qui fera plaisir à ceux qui le recevront.

Émile Cougut

http://www.wukali.com/Catalogue-dejante-des-expressions-de-la-langue-francaise-jouissif-3529#.XBI8wK17RQP